Le F-COMMERCE, vous y croyez ?



Le F-COMMERCE, vous y croyez ?
Le F-Commerce - les boutiques sur Facebook - a été sérieusement mis à mal le mois dernier par des professionnels français , lorsqu'on a appris qu'aux Etats Unis, les entreprises Gamestop, Gap, J.C. Penney et Nordstrom
fermaient leurs boutiques sur Facebook, faute de résultat.



Patrick Robin, Président 24h00.fr
Patrick Robin, Président 24h00.fr
Aussitôt, les cassandres de Facebook ont sorti les grands mots : « Le f-commerce remis en cause ! »
Pour un analyste de Forrester, vendre sur Facebook, c’est comme “essayer de vendre des choses à des personnes alors qu’elles discutent avec leurs amis dans un bar’’, laissant supposer que Facebook est simplement trop « social » pour qu’un marchand y consacre son temps.

Des voix en France se sont élevées contre ce parti pris 'anti Social Commerce', telle celle de Patrick Robin.

Certes Patrick Robin n’est pas neutre dans le débat, puisque
Fondateur et président de 24h00.fr et Boosket, une plate-forme et des solutions dédiées au commerce sur Facebook. Néanmoins sa connaissance du marché justement (avec les chiffres de ses clients) est une indication.


Pour Patrick Robin « L’ouverture ou la fermeture des F-stores de quelques marques sont un non événement. Elles annoncent en rien la fin du F-commerce comme aimeraient nous le faire croire certains. C’est plus surement le début d’une prise de conscience de certaines marques. Se lancer dans le Social Commerce ne s’improvise pas à coup de plugins et demande un minimum de vision et de stratégie ».

Jason Lobel, CEO  de ADnoli (Storeplacer)
Jason Lobel, CEO de ADnoli (Storeplacer)
Pour le Cercle du Marketing Direct, j'ai souhaité en savoir plus.


J’ai donc interrogé Jason Lobel, CEO de ADnoli, un éditeur de software spécialisé dans le Social Commerce.


ADnoli a notamment développé Storeplacer ™ une plate-forme de commerce novatrice, sous SaaS, qui connecte des marchands et des marques aux plateformes numériques (réseaux sociaux, mobile, ect…).


Jason Lobel n’est pas lui non plus la personne la plus objective en la matière ?

Peut-être. Mais je souhaitais savoir si, avec les enseignements que Jason tire du marché américain, (lire l'avancée), son avis corroborait avec celui de Patrick Robin.






Voici le point de vue de Jason Lobel, CEO de ADnoli



Les détracteurs de Facebook devraient mieux analyser les croissances fulgurantes de Fab.com et de Pinterest. Tous deux s’appuient sur FB pour générer du trafic sur leurs sites et convertir leurs membres, que ce soit en s’interfaçant avec Facebook via l’Open Graph ou en faisant de la publicité ciblée.

Le F-commerce est tout jeune. Et souvenons-nous, le mobile commerce a démarré à la fin des années 90 et il lui a fallu de nombreuses années avant de générer son premier milliard de dollars de vente… et encore le taux de pénétration du smartphone n’est que de 50 % de la population.

Facebook et les marchands doivent encore beaucoup travailler avant que le f-commerce connaisse le succès. Vouloir simplement proposer l’achat sur une page Facebook a une valeur limitée. L’expérience utilisateur est bien supérieure sur un site web ; pour donner envie d’acheter sur Facebook, les marchands doivent donner de bonnes raisons aux consommateurs d’acheter notamment si l’on pense aussi aux interrogations soulevées par la privacy et la sécurisation des paiements.

Les marchands doivent disposer d’une plateforme mobile et sociale agile, pour créer, tester et re-ajuster leurs différentes stratégies sociales au fil de l’eau. Les utilisateurs de Facebook sont demandeurs d’incentives pour recommander un achat ou partager une information. La plupart des plateformes de f-commerce ont une flexibilité limitée et du coup offrent une expérience utilisateur bien moins qualitative que sur le site e-commerce du marchand. Ceci dit, la publicité sur Facebook marche bien, tout comme la combinaison « publicité sur FB + commerce ». Enfin, pour réussir les marchands doivent aussi penser à intégrer les boutons sociaux sur tous les canaux.



La page Facebook de la marque de cosmétique NYX
La page Facebook de la marque de cosmétique NYX
En mai 2011, la marque de cosmétique américaine NYX* avait 32,000 fans ; c’était avant qu’elle n’ouvre une boutique sur Facebook et qu’elle ne fasse de la publicité ciblée.

Aujourd’hui, NYX a presque 120 000 fans, qui génèrent quotidiennement 10 fois plus de "likes" organic (sans publicité) comparé à il y a 9 mois.

Le earned media est très bénéfique et a largement profité au canal « boutiques ». NYX continue de tester et d’optimiser sa stratégie et génère maintenant des milliers de dollars de vente sur Facebook, sans aucun autre marketing que celui qui consiste à proposer aux fans des produits exclusifs, vendus uniquement sur la Page Facebook. C’est une belle réussite.





Page Produit 'rouge à lèvre' sur la F-boutique NYX Cosmetics
Page Produit 'rouge à lèvre' sur la F-boutique NYX Cosmetics

Le F-COMMERCE, vous y croyez ?

Pour en savoir plus :
Lire le case study NYX et StorePlacer
l’article paru dans Internet Retailer

*NDLR : NYX utilise l’application marchande, Storeplacer, développé par ADnoli LLC, éditeur de software dédiés au Social Commerce.



Et vous, croyez-vous au futur du commerce sur Facebook ?

Lundi 23 Avril 2012
Laurence FAGUER
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